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Posts from février, 2007

Jeremie Roux

fév 27

 

Aprés le flou, le fake. Ces formes plongées dans l’obscurité et le vide n’ont ni épaisseur, ni texture. Coupées du monde utile, elles paraissent autonomes, et presque étrangères. Jeremie Roux revisite l’héritage des Becher en représentant la ville comme un lieu évidé, peuplé de formes anonymes et démesurées.

Matthieu 

 

Tendance floue

fév 22

 

Le flou a toujours posé problème à la photographie comme au cinéma. D’abord considéré comme un défaut, il est peu à peu apparu comme une opportunité. Comme le montre ici Arno, le flou a quelque chose d’étrange et de mystérieux, c’est précisément pour ça qu’il est intéressant. Parce qu’il insuffle du temps dans la photo, qu’il indique que quelque chose à un moment donné est passé, a existé dans l’image. Le flou renvoie toujours à un mystère de la présence, à la question de la trace. Blow up fait de ce mystère le noeud d’un drame simple mais redoutablement efficace. Le drame dans l’histoire, n’étant peut-être pas que quelque chose existe ou n’existe pas, mais simplement qu’il passe.

Matthieu 

Rencontre avec Jeremy des Filmistes

fév 20

 

 Je commence par une question bateau : d’où viennent les Filmistes, et quelle est au juste l’histoire de votre "dream team" ?

Les Filmistes sont nés d’une envie commune de faire des films, sans avoir à entrer dans un système de production classique, souvent long et fastidieux. Du coup, le format très court s’est un peu imposé à nous et le fait de créer sous contrainte (temps, durée, thème), nous obligeait à une rigueur intéressante. Alors on s’est téléphoné, on en a discuté, et on l’a fait.

Ça paraît facile dis comme ça, mais en réalité combien de temps avez-vous mis pour monter le projet ? Vous disposiez également de matériel au départ pour produire ces films ?…

En réalité, cela a presque été aussi rapide a dire qu’a faire. On a commencé par se fixer un thème et un rendez-vous 2 semaines plus tard. Au bout de ces deux semaines, on avait nos premiers films. Depuis on a revu nos ambitions à la baisse, on est passe a 3 semaines.
Nous n’avions pas vraiment de matériel au départ, certains avaient des mini-DV, voir des video8, et ceux qui n’en avaient pas s’en faisaient prêter. Avec le temps certains ont investi dans du matériel mais pour le moment ça reste assez léger.

Quel bilan tires-tu à présent de l’aventure ?

Pour le moment, l’aventure est plutôt positive puisque on est toujours là !
 
En terme de création, le développement des webtv sur Internet et l’homogénéisation des formats vidéos internet et mobile a-t-elle influencé votre manière d’écrire et de concevoir vos films ?

Absolument pas… ce qui influence le plus notre manière d’écrire ou de concevoir nos films, c’est la contrainte de temps que nous nous sommes imposée, et les moyens dont nous disposons, mais on ne veut pas se brider pour coller a un format de diffusion

Pourtant vous devez composer avec un marché plutôt exigent en la matière, que ce soit en terme de formats ou même de thèmes…

On est peut être un peu vigilant sur le choix de nos thèmes, mais sinon, le but étant de rester le plus libre possible au niveau de la créativité, on essaie de ne pas se brider

Que prévoyez-vous pour la suite ? Des projets de commandes, une évolution vers des courts ou des long-métrages montrés en festival, ou vous n’aspirez pas du tout à retourner dans le circuit traditionnel ? Bref, plutôt Tv, webtv, cinéma, ou les 3 à la fois ?

Les 3 à la fois ! on a déjà quelques projets de commandes en court de développement, de nouveaux films qui seront bientôt terminés, certains filmistes commencent a travailler sur des projets plus personnels, plus longs, et pour le web un partenariat prometteur avec Eyeka ! bref, l’année s’annonce bien remplie
Justement, comment imagines-tu ce partenariat avec Eyeka, de quoi aurais-tu envies, en terme de services ou de projets ?

Ce serait peut-être intéressant d’essayer de développer des projets de fictions pour le web ou ce genre de choses.

Un projet de série par exemple ?

Oui, pourquoi pas.

Dernière question. Quels sont selon toi les atouts et les handicaps d’Eyeka ?

Les atouts : la communauté, l’ergonomie, l’equipe, la nouveauté des fonctions.

Les handicaps : peut-être la sortie du site sur un terrain déjà pas mal occupé

Les réfugiés

fév 19

Voici quelques photographies d’Edouard Beau, extraites de son exposition consacrée aux réfugiés de Sangatte en 2002. Les visages sont durs et absents, et leur solitude trouve un écho troublant dans les plages désertes. Récapés d’on ne sait où, seul leur visage nous dit quelque chose.

Retrouvez les photographies d’Edouard sur le site de l’association Basses lumières et sur son blog trés fourni. 

Poupées de papier glacé

fév 12

 

 

Ce qui séduit le plus dans ces photos, c’est leur côté à la fois trés spontané et léché. Dans le même temps, elles semblent statiques et animées, elles suggèrent des histoires tout en restant étrangement abstraites. 

D’autres photographes se sont entichés de ce genre un peu kitch, faisant de quelques jeunes filles les idoles d’un monde onirique de pacotille. Anna Gaskell fait à cet égard figure de référence. Ses photos évoquent avec tendresse et nostalgie un monde qui n’est plus.

 

Détournements du politique

fév 12

 

 

L’exercice semble facile et plutôt ludique, mais il a le mérite d’introduire de l’ambiguité dans le jeu du politique. A la fois drôle et inquiétant, Chirac dévoile son aritillerie lourde, ses gestes, ses mimiques, son regard. Il n’est plus qu’une machine qui fonce et siffle, répétant à l’envie les mêmes poses, les mêmes bruits. Une machine qui pose et qui bruite, sans visage ni voix.

Aux amateurs de ces formes ambigues, allez voir du côté de Martin Arnold, qui joue notamment avec la délicieuse Judy Garland, et Peter Tscherkassky dont l’oeuvre est dans ce registre magistrale.

 

Nouvelles fonctions

fév 10

Nous sommes heureux de vous présenter de nouveaux modules sur le site !

Pour commencer, nous avons un nouveau player : il est beau ! Et en plus il est “skinnable” : on peut en choisir la couleur dominante et être ainsi assorti à son blog. La barre de commandes se masque automatiquement (au bout de quelques secondes) pour nous laisser apprécier l’image et rien que l’image.

Les petits bugs d’affichage de la page “Mes albums” sont corrigés, mais nous avons encore beaucoup de travail pour simplifier cette page et la rendre plus simple et plus fluide. 

Une nouvelle page “EyekaChannels” remplace “EyekaTV” (oui nous travaillons aussi sur le wording :) et nous espérons vous y retrouver bientôt ! Les thèmes choisis sont pour nous le reflet de l’état de la création artistique en ligne et de l’esprit que nous souhaitons insuffler au site.

Nos utilisateurs premium bénéficient d’un traitement de faveur pour la compression video, qui s’effectue désormais en VP6 ! Nous savons que pour beaucoup d’entre vous, la qualité de compression des films est un point crucial et nous travaillons constamment sur ce sujet pour atteindre un niveau de qualité optimum.

Nous vous invitons enfin à consulter la rubrique Aide, que nous avons illustrée de tutoriels animés.

Un grand merci aux utilisateurs qui nous ont fait de nombreux retours sur le site, que ce soit des questions, des rapports de bug ou des suggestions d’amélioration. C’est pour nous, le seul moyen d’avancer dans la bonne direction et de rendre notre produit meilleur !

Rencontre avec Rekyus

fév 06

 


Depuis combien de temps pratiquez-vous la photo ?

J’ai acheté mon premier reflex en septembre 2005, c’est à partir de ce moment que j’ai véritablement commencé à pratiquer la photo.

Qu’est-ce qui vous a amené à faire de la photo ?

J’aime voyager seul et la photo s’avère être un excellent compagnon de route. De plus, lorsque je suis à l’étranger je m’imagine reporter, je tiens un carnet de route, je fais des témoignages, etc. la photo s’est donc logiquement présentée à moi pour parfaire mon fantasme journalistique.

De quelle façon pratiquez-vous la photo ?

De manière aléatoire. Mon appareil est volumineux et ne me permet pas de l’avoir sur moi à tous moments. Je consacre donc une journée par semaine à la prise de vue où je sors de bon matin pour ne rentrer que le soir. Mais c’est lors de mes déplacements à l’étranger que je suis le plus productif. Le voyage m’inspire,  et comme mon œil se fatigue vite d’un lieu qu’il a trop vu/bu, j’ai besoin d’aller au-devant de nouveaux horizons pour me ressourcer.

Quand vous prenez une photo quel est le point le plus important, sur lequel vous vous focalisez ?

Mettre en valeur l’insignifiant. Le petit truc négligé par les autres et qui ne demande qu’à être vu et saisi.

Quel est le lieu que vous préférez shooter ?

La ville ! Étant citadin c’est là où je me sens le plus à l’aise.

Pourquoi avez-vous choisi d’être béta-testeur pour Eyeka ?

J’aimerais commencer à m’investir davantage dans la photographie, c’est-à-dire pas simplement prendre des photos mais comprendre les moyens de postproduction et de diffusions, de façon à faire connaître mon travail. Pour cela je me base essentiellement sur l’Internet qui offre de nombreuses possibilités. J’ai vu une annonce de Eyeka dans le magasine « Photo », je suis allé voir et j’ai été charmé !

Que pensez-vous de ce type de plateforme de partage de contenu et de l’émergence du contenu amateur dans les médias ?

Ce type de plateforme est idéal pour se faire connaître et découvrir le travail des autres. Les beta-testeurs sur Eyeka peuvent communiquer entre eux, s’échanger des avis, se créer des réseaux. Le partage est essentiel car il nous empêche d’être -complaisamment- fermé sur nous-même. Il y a toute une communauté d’amateurs à l’extérieur qui fourmille de créativité et qui ne demande qu’à s’exprimer. L’explosion des médias explique en grande partie l’émergence de ce « contenu amateur ».  Bien entendu il ne suffit pas d’avoir ses photos sur une plateforme de partage pour s’estimer satisfait ; il faut qu’il y est un suivi derrière : un partenariat avec des agences de photo par exemple afin qu les gens qui, comme moi,  souhaitent percer dans le milieu puissent obtenir des débouchées professionnelles… 

Rencontre avec Moland Fengkov aka Maurice Virivau

fév 06

Depuis combien de temps pratiquez-vous la photo ? Pourquoi avoir choisi la photo plutôt qu’un autre medium?

Je pratique la photo depuis mon adolescence. Mes amis m’offraient régulièrement des appareils compacts, car ils avaient remarqué ma tendance à vouloir imprimer sur la pellicule les bons et les mauvais moments de la vie.
J’entretiens un rapport particulier avec la notion de traces, la lutte contre ce que j’appelle la mémoire volatile, cette mémoire sélective qui nous fait nous rappeler des choses, des sensations, des émotions, des événements, à travers un prisme totalement subjectif et parfois trompeur.

Depuis 2001 environ, j’ai commencé à pratiquer la photo de façon plus sérieuse. Elle est devenue non plus un simple moyen d’archiver les instants, mais un véritable moyen d’expression artistique. Je suis journaliste, mon travail consiste à rendre compte, à travers les mots, mais aussi à travers l’image. J’ai choisi la photo comme l’un de mes moyens d’expression privilégié pour le pouvoir évocateur que renferme l’image. Je ne crois pas que l’objectivité existe réellement. A travers une photo, on parle également de soi, on offre son propre point de vue sur le monde.

De quelle façon pratiquez-vous la photo ? Quand vous prenez une photo quel est le point le plus important, sur lequel vous vous focalisez ?

Je vois la vie en noir et blanc. Je lui trouve une force évocatrice intemporelle. En noir et blanc, je travaille en argentique, avec de la 3200.
Je n’utilise jamais de flash, j’aime le grain et les forts contrastes proches d’un certain expressionnisme. Le cadrage et la composition priment, après le sujet de la photo lui-même. Je ne m’intéresse que peu à l’architecture, aux paysages, aux textures. Je préfère les scènes de vie et les gens, l’échange et la rencontre à travers un objectif. Le Querrec dit que lorsqu’on prend une photo, on est comme un metteur en scène, on doit parvenir à agencer les différents protagonistes dans l’espace et saisir le fameux instant décisif.
Je pratique également depuis peu la couleur, en numérique. Mais là, je travaille les photos en atténuant les couleurs (en désaturant les photos), j’aime ces couleurs discrètes qui restent proches du noir et blanc.

J’ai pu remarquer que vous jouez beaucoup avec les reflets. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ? Pourquoi avoir choisi le reflet ? Comment, d’un point de vue technique, les réalisez-vous ?

Les reflets représentent pour moi les différentes dimensions qui s’expriment par le regard propre à chacun. Mille et une façon d’appréhender le monde.
J’ai l’impression d’être le seul à voir ces chocs de dimensions que je tente de capter. D’un  point  de  vue  technique,  c’est  assez simple. Il  suffit de  faire  le point sur  les reflets  eux-mêmes…

J’ai également pu constater que vous aviez réalisé une série sur les concerts ; selon vous qu’est-ce qu’une image peut capter de la musique ?

L’énergie  avant tout. La force d’un concert, c’est cette débauche d’énergie communicatrice. A travers les photos, c’est ce que  je  tente de restituer.
Un sujet en concert, notamment les concerts de rock, est constamment en mouvement. Il s’agit de montrer sur une image fixe ces mouvements, et l’électricité de l’atmosphère.

Pourquoi avez-vous choisi d’être béta-testeur pour Eyeka ?

Pour pouvoir côtoyer des photographes de talent. Pour pouvoir montrer mon travail sérieusement. Et  profiter des services efficaces de Eyeka.

Que pensez-vous de ce type de plateforme de partage de contenu et de l’émergence du contenu amateur dans les médias? Qu’est-ce que ce type de plate-forme pourrait vous apportez personnellement ? Comment imaginez-vou sla plate-forme idéale ?

L’émergence du contenu amateur sur le Net  est une excellente  chose. Je  crois qu’on a tiré les bonnes  leçons à la suite de l’explosion de la bulle à la fin des années 90. A présent, avec  ce  qu’on appelle le Web.2 et  la prolifération des blogs, on se rend compte de la multitude des compétences, des talents anonymes, et les portails multimédia savent utiliser intelligemment le son, la photo, la vidéo, la télévision et la radio sur le Net, dans un équilibre ludique et à la fois passionnant. La sélection naturelle va opérer, mais il en sortira de vraies surprises, de véritables découvertes. Chacun a sa chance, celle d’être reconnu. A présent, je ne m’imagine pas de plate-forme idéale, je suis trop peu calé en la matière.

Wait and see.

Visitez le site de Moland Fengkov