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Posts in ‘Photos’

Poupées de papier glacé

fév 12

 

 

Ce qui séduit le plus dans ces photos, c’est leur côté à la fois trés spontané et léché. Dans le même temps, elles semblent statiques et animées, elles suggèrent des histoires tout en restant étrangement abstraites. 

D’autres photographes se sont entichés de ce genre un peu kitch, faisant de quelques jeunes filles les idoles d’un monde onirique de pacotille. Anna Gaskell fait à cet égard figure de référence. Ses photos évoquent avec tendresse et nostalgie un monde qui n’est plus.

 

Rencontre avec Rekyus

fév 06

 


Depuis combien de temps pratiquez-vous la photo ?

J’ai acheté mon premier reflex en septembre 2005, c’est à partir de ce moment que j’ai véritablement commencé à pratiquer la photo.

Qu’est-ce qui vous a amené à faire de la photo ?

J’aime voyager seul et la photo s’avère être un excellent compagnon de route. De plus, lorsque je suis à l’étranger je m’imagine reporter, je tiens un carnet de route, je fais des témoignages, etc. la photo s’est donc logiquement présentée à moi pour parfaire mon fantasme journalistique.

De quelle façon pratiquez-vous la photo ?

De manière aléatoire. Mon appareil est volumineux et ne me permet pas de l’avoir sur moi à tous moments. Je consacre donc une journée par semaine à la prise de vue où je sors de bon matin pour ne rentrer que le soir. Mais c’est lors de mes déplacements à l’étranger que je suis le plus productif. Le voyage m’inspire,  et comme mon œil se fatigue vite d’un lieu qu’il a trop vu/bu, j’ai besoin d’aller au-devant de nouveaux horizons pour me ressourcer.

Quand vous prenez une photo quel est le point le plus important, sur lequel vous vous focalisez ?

Mettre en valeur l’insignifiant. Le petit truc négligé par les autres et qui ne demande qu’à être vu et saisi.

Quel est le lieu que vous préférez shooter ?

La ville ! Étant citadin c’est là où je me sens le plus à l’aise.

Pourquoi avez-vous choisi d’être béta-testeur pour Eyeka ?

J’aimerais commencer à m’investir davantage dans la photographie, c’est-à-dire pas simplement prendre des photos mais comprendre les moyens de postproduction et de diffusions, de façon à faire connaître mon travail. Pour cela je me base essentiellement sur l’Internet qui offre de nombreuses possibilités. J’ai vu une annonce de Eyeka dans le magasine « Photo », je suis allé voir et j’ai été charmé !

Que pensez-vous de ce type de plateforme de partage de contenu et de l’émergence du contenu amateur dans les médias ?

Ce type de plateforme est idéal pour se faire connaître et découvrir le travail des autres. Les beta-testeurs sur Eyeka peuvent communiquer entre eux, s’échanger des avis, se créer des réseaux. Le partage est essentiel car il nous empêche d’être -complaisamment- fermé sur nous-même. Il y a toute une communauté d’amateurs à l’extérieur qui fourmille de créativité et qui ne demande qu’à s’exprimer. L’explosion des médias explique en grande partie l’émergence de ce « contenu amateur ».  Bien entendu il ne suffit pas d’avoir ses photos sur une plateforme de partage pour s’estimer satisfait ; il faut qu’il y est un suivi derrière : un partenariat avec des agences de photo par exemple afin qu les gens qui, comme moi,  souhaitent percer dans le milieu puissent obtenir des débouchées professionnelles… 

Rencontre avec Moland Fengkov aka Maurice Virivau

fév 06

Depuis combien de temps pratiquez-vous la photo ? Pourquoi avoir choisi la photo plutôt qu’un autre medium?

Je pratique la photo depuis mon adolescence. Mes amis m’offraient régulièrement des appareils compacts, car ils avaient remarqué ma tendance à vouloir imprimer sur la pellicule les bons et les mauvais moments de la vie.
J’entretiens un rapport particulier avec la notion de traces, la lutte contre ce que j’appelle la mémoire volatile, cette mémoire sélective qui nous fait nous rappeler des choses, des sensations, des émotions, des événements, à travers un prisme totalement subjectif et parfois trompeur.

Depuis 2001 environ, j’ai commencé à pratiquer la photo de façon plus sérieuse. Elle est devenue non plus un simple moyen d’archiver les instants, mais un véritable moyen d’expression artistique. Je suis journaliste, mon travail consiste à rendre compte, à travers les mots, mais aussi à travers l’image. J’ai choisi la photo comme l’un de mes moyens d’expression privilégié pour le pouvoir évocateur que renferme l’image. Je ne crois pas que l’objectivité existe réellement. A travers une photo, on parle également de soi, on offre son propre point de vue sur le monde.

De quelle façon pratiquez-vous la photo ? Quand vous prenez une photo quel est le point le plus important, sur lequel vous vous focalisez ?

Je vois la vie en noir et blanc. Je lui trouve une force évocatrice intemporelle. En noir et blanc, je travaille en argentique, avec de la 3200.
Je n’utilise jamais de flash, j’aime le grain et les forts contrastes proches d’un certain expressionnisme. Le cadrage et la composition priment, après le sujet de la photo lui-même. Je ne m’intéresse que peu à l’architecture, aux paysages, aux textures. Je préfère les scènes de vie et les gens, l’échange et la rencontre à travers un objectif. Le Querrec dit que lorsqu’on prend une photo, on est comme un metteur en scène, on doit parvenir à agencer les différents protagonistes dans l’espace et saisir le fameux instant décisif.
Je pratique également depuis peu la couleur, en numérique. Mais là, je travaille les photos en atténuant les couleurs (en désaturant les photos), j’aime ces couleurs discrètes qui restent proches du noir et blanc.

J’ai pu remarquer que vous jouez beaucoup avec les reflets. Qu’est-ce que cela signifie pour vous ? Pourquoi avoir choisi le reflet ? Comment, d’un point de vue technique, les réalisez-vous ?

Les reflets représentent pour moi les différentes dimensions qui s’expriment par le regard propre à chacun. Mille et une façon d’appréhender le monde.
J’ai l’impression d’être le seul à voir ces chocs de dimensions que je tente de capter. D’un  point  de  vue  technique,  c’est  assez simple. Il  suffit de  faire  le point sur  les reflets  eux-mêmes…

J’ai également pu constater que vous aviez réalisé une série sur les concerts ; selon vous qu’est-ce qu’une image peut capter de la musique ?

L’énergie  avant tout. La force d’un concert, c’est cette débauche d’énergie communicatrice. A travers les photos, c’est ce que  je  tente de restituer.
Un sujet en concert, notamment les concerts de rock, est constamment en mouvement. Il s’agit de montrer sur une image fixe ces mouvements, et l’électricité de l’atmosphère.

Pourquoi avez-vous choisi d’être béta-testeur pour Eyeka ?

Pour pouvoir côtoyer des photographes de talent. Pour pouvoir montrer mon travail sérieusement. Et  profiter des services efficaces de Eyeka.

Que pensez-vous de ce type de plateforme de partage de contenu et de l’émergence du contenu amateur dans les médias? Qu’est-ce que ce type de plate-forme pourrait vous apportez personnellement ? Comment imaginez-vou sla plate-forme idéale ?

L’émergence du contenu amateur sur le Net  est une excellente  chose. Je  crois qu’on a tiré les bonnes  leçons à la suite de l’explosion de la bulle à la fin des années 90. A présent, avec  ce  qu’on appelle le Web.2 et  la prolifération des blogs, on se rend compte de la multitude des compétences, des talents anonymes, et les portails multimédia savent utiliser intelligemment le son, la photo, la vidéo, la télévision et la radio sur le Net, dans un équilibre ludique et à la fois passionnant. La sélection naturelle va opérer, mais il en sortira de vraies surprises, de véritables découvertes. Chacun a sa chance, celle d’être reconnu. A présent, je ne m’imagine pas de plate-forme idéale, je suis trop peu calé en la matière.

Wait and see.

Visitez le site de Moland Fengkov

Rencontre avec Marc alias Markcoxx

jan 16

 

 

Qu’est-ce qui t’a amené à faire de la photo ?
 
Au départ, il y a quatre ou cinq ans, j’étais complètement anti-photo, je n’aimais pas la photo car pour moi les souvenirs devaient rester dans la tête, et les photos diminuaient leur intensité. Mais en préparant un voyage, je me suis acheté un petit appareil à 2 Mpx. J’ai tout de suite adhéré parce qu’avec le numérique le résultat apparaît directement, c’est instantané et interactif. Alors je m’y suis mis et je suis passé au réflex : un canon EOS 300 D. Je n’y connaissais rien à l’époque, mais maintenant, pour moi le réflex devient une drogue. En plus, avec les objectifs, on peut vraiment donner beaucoup plus de profondeur à une image, lui donner un sens.


De quelle façon pratiques-tu la photo ?


Mon appareil ne me quitte jamais, mais je ne le sors pas forcément tous les jours. Pour que je le sorte il faut que quelque chose attire mon attention quand je me ballade: un personnage, une couleur, une ambiance. L’autre jour, c’était un marchand de journaux dans son kiosque qui était totalement immobile, ou encore, à Barbès en fin de journée, un vieux dans son magasin vide, fatigué et appuyé sur sa canne.


Quand tu prends une photo quel est le point le plus important sur lequel tu te focalises ?


L’esthétique et la perspective, même si je ne suis pas influencé par un courant particulier. Ce qui m’influence, c’est ce que je vois dans la rue. A chaque fois que je prends une photo, je me focalise sur mon sujet et celui que je préfère traiter c’est la rue, le côté urbain, street life, l’ambiance, le métro…

 
Quel est le lieu que tu préfères shooter ?


A Paris, ce que je préfères shooter c’est la ligne aérienne du métro, parce qu’il y a deux dimensions : le métro et la ville. C’est beau qu’il y ait plusieurs niveaux que ce soit lorsque l’on est dans le métro et qu’on voit la ville en dessous ou l’inverse lorsque l’on voit la rame aérienne depuis le trottoir. Les squats de graffitis ou les coins un peu glauques éclairés par les phares d’une voiture qui passe sont aussi des éléments très photogéniques de la ville. En fait pour que ça me plaise, il faut qu’il y ait du mouvement, de la perspective ou une ambiance.


Pourquoi as-tu choisi d’être testeur pour Eyeka ?


Parce que l’émergence du contenu amateur est un phénomène énorme! Bild [un magazine people allemand, Ndlr] a même lancé une sorte de carte de presse pour les gens de la rue qui prennent des photos. Et si leurs photos sont publiées, ils touchent 500 euros. Moi-même j’ai le projet de vendre mes photos. La rédaction d’un supplément du magazine du ministère de la culture a récemment voulu m’acheter la photo d’un danseur prise lors de Paris hip hop. J’ai trouvé cela tellement gratifiant que quelqu’un la veuille ! Par contre, même si on m’achetait plus souvent des photos je ne voudrais pas en faire un métier. La photo ce n’est qu’une passion. Mais les médias qui se servent de plus en plus du contenu amateur apportent une gratification de plus à cette passion.

 

Ceux qui sont déjà alpha testeurs peuvent voir l’intégralité des photos de Markcoxx sur le site eyeka.com, pour les autres, voici une petite sélection et le lien vers son site personnel

Rencontre avec Vladimir alias dioxid00

jan 14

 

  
 
Depuis combien de temps pratiquez-vous la photo ?

Je pratique la photo depuis maintenant 7 ans. J’ai commencé à 10 ans, par prendre en photo tout ce que je voyais, puis petit à petit j’ai commencé à faire une sélection du réel.

Qu’est-ce qui vous a amené à faire de la photo ?

L’envie de laisser une trace, d’immortaliser tous les moments intéressants que je vois autour de moi. Le côté instantané, la part de réel tout en sachant très bien qu’un moment unique ne pourra jamais retranscrire totalement la complexité d’une situation. J’aime l’idée qu’il y a du beau partout, qu’il faut seulement le chercher. J’ai été très impressionné dans mon enfance par les photos de guerre, et par la photographie humaniste, plus particulièrement par des photographes comme Robert Doisneau, Steve Mc Curry, Henri Cartier-Bresson, Nan Goldin.

De quelle façon pratiquez-vous la photo ?

J’ai toujours un appareil sur moi, parce que j’ai souvent été frustré de ne pas être équipé quand de beaux moments se présentaient. Je cache mon appareil sous ma veste, afin que les personnes que je photographie ne changent pas d’attitude à la vue de mon appareil. Je prends très rapidement la photo, ne cherchant pas à faire une photo brute parfaite. Il m’arrive simplement de sous-exposer ou surexposer de temps en temps. Je travaille à la focale fixe (essentiellement au 28mm f1.8) en priorité ouverture, en shootant en raw pour avoir plus de possibilités de post-traitement. Puis une fois rentré chez moi je décharge mes photos sur mon ordinateur portable et je commence le tri, puis le post-traitement de mes photos. Ce sont essentiellement des retouches de courbes et de balances de couleurs. Je n’essaie pas d’avoir une photo parfaite à la prise de vue, le résultat final est plus important que la prestation technique. N’utilisant que des focales fixes, je privilégie le rapport direct avec le sujet, quitte à m’approcher près de celui-ci. Les réactions sont diverses, mais je n’ai jamais eu de vrais problèmes avec la photo dite « de rue ».

Quand vous prenez une photo quel est le point le plus important, sur lequel vous vous focalisez ?

L’instant. Je me concentre afin de saisir le " bon moment " parce que je ne peux pas me permettre de faire 100 photos, le sujet me remarque très vite, et j’attache beaucoup d’importance au côté transparent du photographe, je ne veux surtout pas intervenir dans les scènes que je prends en photo, je ne fais que passer.

Quel est le lieu que vous préférez shooter ?

Les rues de Paris bien entendu ! Il s’agit surtout d’endroits où je peux trouver des personnes en pleine action. J’aime le Quartier Latin parce qu’il est plein de vie, des millions de passages à l’heure, et donc beaucoup de belles photos à prendre.

Pourquoi avez-vous choisi d’être alpha testeur pour Eyeka ?

Pour l’expérience, pour les contacts qu’Eyeka pourrait m’apporter, pour voir le travail d’autres photographes et pour avoir des avis sur mon travail. C’est très dur de ne pas se refermer dans sa propre autosatisfaction, et j’ai souvent besoin d’un avis objectif pour progresser.

Que pensez-vous de ce type de plateforme de partage de contenu et de l’émergence du contenu amateur dans les médias?

Je fréquente beaucoup les foras, particulièrement la section photo du forum Café Salé. Je passe beaucoup de temps à admirer le travail des autres et je pense que les plateformes sont parfaites pour rencontrer des artistes de talents. L’émergence de contenu amateur a permis à des artistes talentueux et motivés de progresser bien plus vite que s’ils étaient restés dans leur sphère « amico-familiale ». C’est une très bonne chose mais cela accroit énormément la compétition.
 

Rencontre avec Vincent Moon

jan 10

Vincent Moon, jeune homme à la personnalité duale, photographe, vidéaste, nous parle de sa passion pour la musique, de son idée de réaliser des Concerts à emporter. Si vous souhaitez en savoir plus sur lui, rendez-vous sur son site internet.

 

 

 

 

 

 

 

Conseils de pro : comment bien légender et archiver ses photos ?

jan 02

Marc Tosoni, documentaliste pour le Figaro, vous fait part de ses conseils pour tout ce qui concerne le légendage et l’archivage de vos photos !