L'exercice semble facile et plutôt ludique, mais il a le mérite d'introduire de l'ambiguité dans le jeu du politique. A la fois drôle et inquiétant, Chirac dévoile son aritillerie lourde, ses gestes, ses mimiques, son regard. Il n'est plus qu'une machine qui fonce et siffle, répétant à l'envie les mêmes poses, les mêmes bruits. Une machine qui pose et qui bruite, sans visage ni voix.

Aux amateurs de ces formes ambigues, allez voir du côté de Martin Arnold, qui joue notamment avec la délicieuse Judy Garland, et Peter Tscherkassky dont l'oeuvre est dans ce registre magistrale.