Comme chaque année, après la grand messe cannoise de la publicité, la chaîne de télévision Canal+ présente son émission, Un an de pubs", qui comme son nom l'indique revient sur les moments forts de l'année publicitaire. Non contents de diffuser les meilleurs spots, les journalistes en profitent pour aborder également les nouveautés, ces grandes tendances, qui seront la publicité de demain. Bien évidemment, il était impossible qu'ils ne consacrent pas une partie de leur émission au marketing participatif. Mais comme une bonne vidéo vaut mieux qu'un long post: D'après moi cette vidéo soulève deux débats: Une censure des contenus Tout d'abord se pose la question de la modération. Les modérateurs sont ils vraiment des censeurs comme le déclare Marie-Anne Dujarier? D'après moi, c'est un raccourci un peu trop simpliste. N'oublions pas que nous travaillons pour des marques et je ne crois pas qu'il serait judicieux de laisser n'importe qui s'exprimer n'importe comment. Remettons les choses dans leur contexte, on ne parle pas ici de liberté d'expression mais de marketing. Et la plupart du temps, la modération consiste uniquement en un recadrage, et non une censure. Les auteurs de contenus ont envie de s'exprimer tout autant que de gagner. Je doute donc fort qu'ils dénigrent une marque volontairement. Chevrolet ne s'adressait pas à une communauté de créatifs quand l'entreprise à lancé son concours mais à tous les internautes. Deux poids, deux mesures... Une exploitation des consommateurs Le deuxième point soulevé est celui de l'exploitation des consommateurs...C'est surtout pour moi une remarque destinée a créer un débat dans un élan de poujadisme non contrôlé. Quiconque connait un peu le marketing participatif sait qu'il est né des consommateurs. Ce sont eux qui, de tout temps, ont utilisé les différents canaux mis à leur disposition pour s'exprimer. Le marketing ne fait que leur donner une voix. Certes, les annonceurs gagnent de l'argent avec cette démarche, mais les créatifs y remportent des prix pouvant aller jusqu'à 15000 euros et une notoriété non négligeable. C'est une démarche en Win / Win Toutefois le débat est lancé, n'hésitez pas à vous exprimer. Article signé Yannick Kryk (Communication specialist chez Eyeka ;-)