Bonjour à tous les créateurs eyeka !

Ce mois-ci, nous voulons vous présenter notre créateur d’octobre : Juan Sebastián, connu sous le pseudonyme juansebastianecheverri sur eyeka. Juan Sebastián est un photographe et rédacteur originaire de Medellín en Colombie. Aujourd’hui, il vit à New York. Découvrons son incroyable parcours !

Dites-nous en plus sur vous (ce que vous avez étudié, où vous avez travaillé, où vous vivez, ce que vous préférez dans votre pays/ville, ce qui vous caractérise le plus, et tout ce que vous souhaitez partager) …

Bonjour tout le monde, je m’appelle Juan Sebastián Echeverri.

Je suis photographe et rédacteur. Originaire de Medellín en Colombie, je vis et travaille à New York. J’ai fait des études en publicité. Durant mes études, j’ai eu la chance de travailler à mi-temps pour TBWA\COLOMBIA, dans ma ville natale. J’ai donc eu une expérience pratique très tôt. J’ai aussi rencontré des mentors fantastiques. À cette époque de ma vie, j’ai su que je voulais être rédacteur. Mais, il m’a fallu être patient, car j’ai commencé ma carrière au département production, puis aux médias. Une fois diplômé, j’ai pris un poste de rédacteur à plein temps pour différents secteurs. Je rédigeai entre autres des courriers, des textes sur la production énergétique, des textes commerciaux, d’autres pour des organisations culturelles ou pour des meubles.

À un moment, entre deux contrats pour des agences de publicité, j’ai décidé de suivre des cours dans une école de photographie, pour en savoir plus sur l’aspect visuel de la création. En tant que rédacteur, j’ai toujours eu beaucoup de respect et d’admiration pour les créateurs d’images avec lesquels je collaborais, pour nos campagnes. Je n’ai cessé de mêler l’écriture et la photo, jusqu’en 2015. Puis, j’ai décidé de quitter la publicité et le monde des agences pour une carrière d’indépendant derrière l’objectif.

Comment avez-vous connu eYeka ? Pourquoi avez-vous décidé de nous rejoindre et de participer à nos concours ?

J’ai découvert eÿeka par hasard en janvier 2016. Je faisais des recherches sur Google et surfais sur internet en allant d’un site à l’autre. Je suis très actif en ligne, car je suis très curieux et j’ai besoin d’apprendre de nouvelles choses. J’adore les réseaux sociaux, les applications, les technologies, etc. Tout ce qui peut m’aider à progresser. Je suis tombé sur le concours de l’expérience d’achat chez Carrefour. J’ai lu tous les détails sur eÿeka et je me suis dit que c’était dans mes cordes. Si tous ces créateurs géniaux du monde entier avaient gagné, je pouvais moi aussi remporter le concours. J’ai envoyé ma première idée, convaincu que j’allais gagner, ce qui n’a pas été le cas. La chance du débutant ne m’a pas souri pour ma première participation.

Avez-vous un processus créatif particulier ? Si oui, pouvez-vous dévoiler une partie de votre secret à notre communauté ? Où cherchez-vous l’inspiration ?

Après cette « déception », je me suis fixé des buts et j’ai commencé à organiser mon processus de travail. Je me suis inscrit à mon deuxième concours, avec l’objectif d’obtenir 10 victoires eÿeka au cours de ma première année. Par jeu, je parle de prix eÿeka, comme on parle des Lions, au Festival de la créativité de Cannes. Le secret, c’est qu’il n’y en a pas. Il faut juste travailler dur et régulièrement. On doit trouver des façons de s’organiser et d’exécuter efficacement les tâches répétitives, pour laisser au cerveau la liberté de trouver de nouvelles idées. Plus on participe, meilleur on devient. La créativité est un muscle qu’on doit entrainer. Si on n’a qu’une seule idée, il y a trop de risques. On doit créer ses propres opportunités. Dans ce contexte, cela veut dire participer souvent pour aiguiser ses compétences et augmenter ses chances.

J’ai commencé avec un stylo et du papier. Puis je suis passé à Evernote. J’ai créé un système où je gère les briefs de façon numérique. Je surligne les parties importantes et écris mes idées au bas des notes. J’utilise aussi des codes couleur sur le Mac Finder, pour identifier mes priorités et mes échéances plus efficacement. J’ai aussi des dossiers de logos, de polices, de matrices, d’outils stratégiques, etc.


Pour moi, l’inspiration est la partie la plus facile. Nous vivons dans un monde où nous avons accès à presque tout sur nos écrans. Nous sommes plus connectés que jamais et la toile est fertile en idées. C’est surprenant de voir comme il est facile de créer de nos jours. La prochaine grande nouveauté peut naitre partout dans le monde. Jetez un œil au blog « Everything is a Remix » (tout est un remix) de Kirby Ferguson. Vous verrez que la créativité revient à jouer et à mélanger des éléments que vous connaissez probablement déjà.

(photo avec David LaChapelle, un de mes héros)

Vous adorez la photographie. Pouvez-vous nous en dire plus ? Quel type de photos préférez-vous ? Avez-vous envie de partager un blog ou un lien avec la communauté ?

J’adore les photos qui me génèrent des émotions en moi. Quand il y a plus que ce qu’on voit. Quand on doit réfléchir à ce qu’il y a derrière, aux intentions du photographe. J’aime la photo intelligente, car elle nait d’une idée. On peut deviner une sorte de préméditation et de réflexion. J’aime aussi les séries de photos, car elles nécessitent un niveau d’engagement supplémentaire. Ce n’est pas juste un clic devant un coucher de soleil. J’aime quand je tombe sur une photo dans une galerie, qui me fait sourire et penser : « Ce photographe est vraiment malin. Je n’avais vu quelque chose comme ça. »

Mon genre préféré, ce sont les photos animées, même celles qui sont repeintes. Je trouve mon inspiration dans l’âge d’or de la peinture néerlandaise, jusqu’aux photographes contemporains, tels que Irvin Penn et Sharon Core.

Voici mon compte Instagram : @juansebastianecheverri

Lorsque vous soumettez une idée, comment faites-vous pour rester positif si elle est rejetée ou si elle n’est pas sélectionnée comme idée gagnante ?

Je suis positif, même quand mes idées sont refusées, car ça fait partie du processus. Et puis, ça ne sert à rien de prendre les choses personnellement. Le but est de toujours créer plus. C’est un jeu de nombres. Si mes idées sont rejetées, cela signifie que je me rapproche de ma prochaine victoire. Si je veux vraiment accrocher ces grandes marques à mon CV, je dois continuer d’essayer en me faisant plaisir.

Ce que je j’aime avec eÿeka, c’est l’affichage de mes présélections sur mon profil. C’est vraiment stimulant de voir ses idées sur cette liste. Ça crée un sentiment d’attente, comme de savoir qu’on est nominé pour les Oscars. On veut juste avoir la réponse au plus vite. Pour moi, être présélectionné revient un peu à avoir gagné.

Que souhaiteriez-vous réaliser (ou avez-vous déjà réalisé) avec les prix que vous gagnerez/avez gagnés ?

Grâce à eÿeka, ma vie s’est beaucoup améliorée. Pour faire court : 2016, j’étais dans ma ville natale, à Medellín. 2017, j’ai déménagé à New York pour réaliser mon rêve de faire un Master en Beaux-Arts à la New York Film Academy. J’avais l’idée d’aller étudier à l’étranger, mais ça m’avait toujours semblé impossible. Peut-être que j’avais juste peur, car chaque grand changement dans la vie représente un défi. Mais, finalement, on est toujours prêt, même si on ne le sait pas encore.

Après toute la paperasse, les candidatures, les visas et même un rapide mariage civil (j’ai épousé ma petite amie, qui est à présent ma femme et je lui serai éternellement reconnaissant pour son soutien, sa patience et son amour), nous avons finalement déménagé dans la grande pomme. Nous avons fait une escale de 8 mois à Los Angeles, mais nous vivons maintenant notre rêve à New York. J’ai reçu mon diplôme avec mention en mai et je travaille maintenant dans mon école, comme photographe et assistant-photo indépendants. Je profite à fond de cette expérience qui a changé ma vie, dans la ville la plus inspirante au monde.

Si vous deviez décrire eYeka en 3 mots, lesquels choisiriez-vous ?

Vive la créativité !

Enfin, aimeriez-vous partager quelque chose avec nos créateurs (un secret, un conseil…) ?

Dépasser les attentes, eÿeka nous donne le pouvoir de créer le type de communications que nous aimerions voir de la part de nos marques préférées. C’est à la fois un grand défi et une immense responsabilité. Il faut résister au cliché et le combattre !



Merci beaucoup Juan Sebastián!