Bonjour chers créateurs eYeka !

Ce mois-ci, nous vous invitons à rencontrer Maulik, mieux connu sous le nom de maulikchandarana ! Maulik vient de Mumbai, en Inde. Il fait partie des meilleurs parmi le top des créateurs (1 %) de la communauté. Découvrez-en plus sur lui et retenez bien ses conseils !

Dites-nous en plus sur vous (ce que vous avez étudié, où vous avez travaillé, où vous vivez, ce que vous préférez dans votre pays/ville, ce qui vous caractérise le plus, et tout ce que vous souhaitez partager) …

Je m’appelle Maulik. Avant toute chose, je voudrais vous dire que, jusqu’à mes 10 ans, je me suis identifié comme un garçon de Bombay. Puis un jour, la ville a été officiellement renommée Mumbai… Vous vous souvenez peut-être de Slumdog Millionnaire , ce film qui a permis au monde entier de mieux connaître la ville.

J’ai fait mes études secondaires dans la ville voisine de Pune. Je suis titulaire d’un MBA en gestion des communications. J’ai commencé ma carrière dans le domaine de l’activation de marques et dans l’événementiel. Mon travail m’a permis de beaucoup voyager à travers l’Inde. Ma carrière a évolué et je suis devenu gestionnaire de marque. Avec ce rôle, j’ai gagné en visibilité et j’ai encore plus voyagé. Je suis notamment allé en Tanzanie.

J’aime vraiment beaucoup voyager. Entreprendre des projets, un besoin inhérent de découvrir, de faire de nouvelles choses, de rencontrer de nouvelles personnes et de créer des expériences imprévues. Ce sont des choses qui m’animent. En cela, les voyages et mon travail me comblent parfaitement. 

Comment avez-vous connu eYeka ?

Je me souviens avoir lu un article sur la façon dont des plateformes en ligne connectaient les marques avec des créatifs. Travaillant au service des marques, le concept de crowdsourcing me fascinait. Puis, j’ai découvert eYeka. J’ai tout de suite apprécié la plateforme pour la diversité des marques participantes, ainsi que pour la qualité de ses briefs.

 

Avez-vous un processus créatif particulier ? Si oui, pouvez-vous dévoiler une partie de votre secret à notre communauté ? Où cherchez-vous l’inspiration ?

Étant d’une nature bavarde, je peux discuter facilement de tout et de rien. Je m’ouvre ainsi à de nouvelles perspectives et à des réactions intéressantes, qui me donnent beaucoup d’idées.

Je peux avoir des requêtes et des questions, directement ou indirectement liées aux briefs sur lesquels je travaille. Je peux ainsi poser des questions sur les rituels et les comportements associés à la marque ou à des marques/produits/services similaires, dans mon marché. La spontanéité des conversations amène beaucoup d’inspiration et d’idées.

Je déteste l’idée de faire des recherches en ligne tout seul.

 

Lorsque vous soumettez une idée, comment faites-vous pour rester positif si elle est rejetée ou si elle n’est pas sélectionnée comme idée gagnante ?

Je ne suis pas vraiment déçu de ne pas gagner. C’est fantastique de gagner, mais apprendre l’est tout autant. Avoir accès à un nouveau brief et pouvoir travailler sur une marque dans un contexte culturel différent du mien est une chance formidable. C’est quelque chose que j’aime vraiment beaucoup.

Les rejets me rendent un peu triste, voire contrarié quelques fois. Mais, si je raisonne un peu, je sais qu’il est évident qu’une proposition soit refusée, quand le brief n’a pas été bien compris ou que les exigences n’ont pas été correctement assimilées. J’apprécie les raisons données par les modérateurs en cas de rejet. Ils nous aident aussi à mieux comprendre les briefs sur lesquels nous travaillons.

Enfin, j’apprends beaucoup en regardant les propositions des autres membres et leurs solutions. Cela m’aide à comprendre le contexte et les cultures. 

 

Vous êtes le deuxième gagnant du «  Upcycling 1.1 billion Vehicles » (Surcycler 1,1 million de véhicules), qui était très difficile. Êtes-vous engagé dans cette cause ? Comment avez-vous eu cette idée ?

Le nombre de véhicules à surcycler m’a impressionné. J’ai beaucoup réfléchi et suis arrivé à la conclusion que la solution ne se trouvait pas au niveau individuel, mais devait concerner un plus grand nombre de personnes. Toutefois, la plus grande inspiration m’est venue en cherchant une « utilité ». Je me suis dit : « Si le surcyclage est une bonne initiative pour la planète et l’environnement, comment le mettre en place pour qu’il soit aussi bénéfique aux êtres humains ? » J’ai disséqué les problèmes majeurs auxquels les individus et les nations font face. La planète ne se résume pas à l’environnement. Il faut aussi considérer le bien-être des personnes. C’est ce qui m’a conduit à l’idée du surcyclage utile.

Je dois dire que la réaction de la marque à ma proposition me rend fier à chaque fois que j’y pense. « Cette idée très prometteuse montre que nous pouvons résoudre les problèmes majeurs de notre monde avec créativité et compassion. C’est très inspirant ! » Leur commentaire m’a fait réfléchir au pouvoir des marques associées à des idées percutantes.   

Avant le concours, je ne m’étais pas vraiment attardé sur le concept du surcyclage. Mais, le concours m’a aidé à mieux le comprendre. Depuis, je ne cesse d’y penser. En fait, j’ai organisé une session avec mes collègues, pour discuter de ses avantages et pour sensibiliser plus de monde autour de nous. C’est un exemple parfait de la façon dont eYeka bénéficie à la vie des membres de la communauté. La plateforme développe nos connaissances et notre visibilité, en nous offrant la possibilité de créer. 

 

Que souhaiteriez-vous réaliser (ou avez-vous déjà réalisé) avec les prix que vous gagnerez/avez gagnés ?

J’ai financé un voyage en Corée du Nord (oui, vous avez bien lu, en Corée du Nord !).

Vous pouvez penser que je suis fou. Mais ce fut l’une des expériences les plus intenses de ma vie.

Je ne sais toujours pas vraiment ce qui m’a poussé à faire ce voyage, mais l’avoir fait a renforcé l’explorateur en moi. J’étais là-bas au moment du sommet entre la Corée du Nord et les États-Unis. J’ai pu avoir une autre perspective et apprendre des choses durant une période d’évolution intense dans une nation isolée.

Que dire de plus ? J’ai engrangé des histoires incroyables. Qui aurait cru que je pourrais y saluer Michael Palin (des Monty Python), qui tournait un documentaire dans le pays ? (Il est passé récemment sur Channel 5). Plus important encore, j’ai rencontré des habitants d’un pays, que je ne connaissais qu’à travers les médias. Je suis rentré avec une leçon importante : « On ne doit pas croire tout ce qu’on voit. Mais, on ne doit pas non plus juger, sans voir l’ensemble de la situation. »

(Si cela vous intéresse, vous pouvez en lire plus sur ce voyage en visitant mon blog : https://imaulik.wordpress.com/2018/08/25/my-visit-to-north-korea/)

Si vous deviez décrire eYeka en 3 mots, lesquels choisiriez-vous?

Culture, communauté et créativité.

 

Enfin, aimeriez-vous partager quelque chose avec nos créateurs (un secret, un conseil…) ?  

Accordez le temps nécessaire aux briefs que vous choisissez. Je suis moi-même coupable de faire des recherches express et des travaux rapides pour proposer une idée ou une solution.

Parfois, vous saurez que votre solution est bonne, mais qu’elle n’impressionnera personne, car elle est mal présentée. Y a-t-il quelque chose de pire que ça ? Votre idée sera proche de la proposition gagnante et pourtant, elle ne gagnera pas. 

Alors, il est nécessaire de prendre le temps de travailler sérieusement sur le brief, et de faire un vrai plan, comportant des recherches et plusieurs versions de réponses. En fait, on doit être fier de la qualité de sa proposition.

Il faut aussi aller à la rencontre d’autres personnes et ne pas cesser de discuter. On doit voyager, encore et toujours. Ou, faire quelque chose que l’on n’aurait jamais imaginé faire.