eÿeka's Community Blog

Follow the community announcement

Our team of dedicated community managers share the big news of the community and eÿeka. Learn more and comment about the best creators, the new contests on eÿeka and what happens with your ideas after the end of the contests.

Stay updated, follow us:

Rencontre avec Moland Fengkov aka Maurice Virivau

By Mikhail Kachakhidze on mardi 06 février 2007 10h56 Featured Authors 0

Depuis combien de temps pratiquez-vous la photo ? Pourquoi avoir choisi la photo plutôt qu'un autre medium?

Je pratique la photo depuis mon adolescence. Mes amis m'offraient régulièrement des appareils compacts, car ils avaient remarqué ma tendance à vouloir imprimer sur la pellicule les bons et les mauvais moments de la vie.
J'entretiens un rapport particulier avec la notion de traces, la lutte contre ce que j'appelle la mémoire volatile, cette mémoire sélective qui nous fait nous rappeler des choses, des sensations, des émotions, des événements, à travers un prisme totalement subjectif et parfois trompeur.

Depuis 2001 environ, j'ai commencé à pratiquer la photo de façon plus sérieuse. Elle est devenue non plus un simple moyen d'archiver les instants, mais un véritable moyen d'expression artistique. Je suis journaliste, mon travail consiste à rendre compte, à travers les mots, mais aussi à travers l'image. J'ai choisi la photo comme l'un de mes moyens d'expression privilégié pour le pouvoir évocateur que renferme l'image. Je ne crois pas que l'objectivité existe réellement. A travers une photo, on parle également de soi, on offre son propre point de vue sur le monde.

De quelle façon pratiquez-vous la photo ? Quand vous prenez une photo quel est le point le plus important, sur lequel vous vous focalisez ?

Je vois la vie en noir et blanc. Je lui trouve une force évocatrice intemporelle. En noir et blanc, je travaille en argentique, avec de la 3200.
Je n'utilise jamais de flash, j'aime le grain et les forts contrastes proches d'un certain expressionnisme. Le cadrage et la composition priment, après le sujet de la photo lui-même. Je ne m'intéresse que peu à l'architecture, aux paysages, aux textures. Je préfère les scènes de vie et les gens, l'échange et la rencontre à travers un objectif. Le Querrec dit que lorsqu'on prend une photo, on est comme un metteur en scène, on doit parvenir à agencer les différents protagonistes dans l'espace et saisir le fameux instant décisif.
Je pratique également depuis peu la couleur, en numérique. Mais là, je travaille les photos en atténuant les couleurs (en désaturant les photos), j'aime ces couleurs discrètes qui restent proches du noir et blanc.

J'ai pu remarquer que vous jouez beaucoup avec les reflets. Qu'est-ce que cela signifie pour vous ? Pourquoi avoir choisi le reflet ? Comment, d'un point de vue technique, les réalisez-vous ?

Les reflets représentent pour moi les différentes dimensions qui s'expriment par le regard propre à chacun. Mille et une façon d'appréhender le monde.
J'ai l'impression d'être le seul à voir ces chocs de dimensions que je tente de capter. D'un  point  de  vue  technique,  c'est  assez simple. Il  suffit de  faire  le point sur  les reflets  eux-mêmes...

J'ai également pu constater que vous aviez réalisé une série sur les concerts ; selon vous qu'est-ce qu'une image peut capter de la musique ?

L'énergie  avant tout. La force d'un concert, c'est cette débauche d'énergie communicatrice. A travers les photos, c'est ce que  je  tente de restituer.
Un sujet en concert, notamment les concerts de rock, est constamment en mouvement. Il s'agit de montrer sur une image fixe ces mouvements, et l'électricité de l'atmosphère.

Pourquoi avez-vous choisi d'être béta-testeur pour Eyeka ?

Pour pouvoir côtoyer des photographes de talent. Pour pouvoir montrer mon travail sérieusement. Et  profiter des services efficaces de Eyeka.

Que pensez-vous de ce type de plateforme de partage de contenu et de l'émergence du contenu amateur dans les médias? Qu'est-ce que ce type de plate-forme pourrait vous apportez personnellement ? Comment imaginez-vou sla plate-forme idéale ?


L'émergence du contenu amateur sur le Net  est une excellente  chose. Je  crois qu'on a tiré les bonnes  leçons à la suite de l'explosion de la bulle à la fin des années 90. A présent, avec  ce  qu'on appelle le Web.2 et  la prolifération des blogs, on se rend compte de la multitude des compétences, des talents anonymes, et les portails multimédia savent utiliser intelligemment le son, la photo, la vidéo, la télévision et la radio sur le Net, dans un équilibre ludique et à la fois passionnant. La sélection naturelle va opérer, mais il en sortira de vraies surprises, de véritables découvertes. Chacun a sa chance, celle d'être reconnu. A présent, je ne m'imagine pas de plate-forme idéale, je suis trop peu calé en la matière.

Wait and see.

Visitez le site de Moland Fengkov

Join the conversation, leave a comment

Se connecterCréez votre compte

Rencontre avec Serge Fournier

By Mikhail Kachakhidze on mercredi 31 janvier 2007 17h57 Featured Authors 0

Jeunes réalisateurs talentueux, professionnels et créatifs, mais surtout grands adeptes de fausses pubs, farces et autres délires en vidéo, Les filmistes est un collectif qui ne se prend pas au sérieux. 

A l’occasion de leur arrivée sur Eyeka, nous avons rencontré Serge Fournier, président de leur société de production La Franco American Films qui nous explique le concept développé par Les Filmistes.
Il évoque également l’importance et la nécessité de stimuler le phénomène de "mass-creation" à la fois pour offrir une véritable vitrine à ces créateurs et découvrir de nouveaux talents, et pour ouvrir les nouvelles voies d’expression au travers de nouveaux medias tels qu’Eyeka.

Le débarquement des Filmistes sur Eyeka et la création prochaine d’une page qui leur sera entièrement dédiée promet déjà de nouvelles vidéos drôles et surprenantes. 

 

 

Découvrez quelques réalisations des Filmistes :

 

 

Join the conversation, leave a comment

Se connecterCréez votre compte

Rencontre avec Antoine Mone de Street Kiss

By Mikhail Kachakhidze on mardi 30 janvier 2007 11h20 Featured Authors 0

Streetkiss


Comment l’aventure Street Kiss a-t-elle commencée?

Il y a trois ans. C’était avant tout deux personnes qui avaient un goût pour l’art urbain, à qui il est venu l’idée d’embrasser les gens dans la rue... Ça a tourné gentiment, plutôt comme un délire entre potes et puis c’est plus ou moins tombé à l’eau. Ça n’a redécollé qu’il y a un an environ.

Comment avez-vous réussi à vous faire connaître ?


Grâce aux vidéos que l’on avait mises en ligne sur des sites de partage. Notre grande chance a été que des journalistes de Canal + qui préparaient un reportage sur les nouveaux moyens de diffusion sur internet tombent sur nos vidéos. Du coup on a été programmé dans l’émission « Tentation 06 » …

Quels sont les moyens de diffusion que vous avez utilisés, et que vous utilisez actuellement ?


Ce qu’on a principalement et toujours utilisé ce sont les sites vidéos de broadcast, qui sont souvent bordéliques mais qui offrent une audience énorme. Et puis, plus récemment, depuis que ça marche et que l’on a une petite notoriété, on est passé au support papier en créant un dossier de presse.

Puisque vos moyens de diffusion favoris sont les sites de partage de vidéos, comment décririez-vous la plateforme idéale ?

La plateforme idéale, c’est d’avoir son propre site web, parce que l’on contrôle intégralement son mode de diffusion, autant en ce qui concerne le contenu, que la forme, l’esthétique du site. Mais encore faut-il que les gens aillent sur ce site. Alors du point de vue de l’audience le plus efficace reste les sites de partage populaires. L’ennui, c’est que ceux-ci acceptent tous les contenus, sont assez bordéliques et pas forcément très bien designés. Alors, l’idéal serait d’avoir une plateforme éditorialisée qui permette de créer sa propre page qui puisse être telle qu’on l’avait imaginée.

 

Join the conversation, leave a comment

Se connecterCréez votre compte

Rencontre avec Michael Borras

By Mikhail Kachakhidze on dimanche 21 janvier 2007 18h00 Featured Authors 0

Après avoir été l’élève d’une école d’art, Michael Borras a inventé la « French trash touch » que l’on peut découvrir sur son site. Il nous raconte sa plongée dans le net-art et les web-films, et nous parle de sa plate-forme idéale…

 

 

Join the conversation, leave a comment

Se connecterCréez votre compte

Rencontre avec Marc alias Markcoxx

By Mikhail Kachakhidze on mardi 16 janvier 2007 12h11 Featured Authors 0

 

 

Qu’est-ce qui t’a amené à faire de la photo ?
 
Au départ, il y a quatre ou cinq ans, j’étais complètement anti-photo, je n’aimais pas la photo car pour moi les souvenirs devaient rester dans la tête, et les photos diminuaient leur intensité. Mais en préparant un voyage, je me suis acheté un petit appareil à 2 Mpx. J’ai tout de suite adhéré parce qu’avec le numérique le résultat apparaît directement, c’est instantané et interactif. Alors je m’y suis mis et je suis passé au réflex : un canon EOS 300 D. Je n’y connaissais rien à l’époque, mais maintenant, pour moi le réflex devient une drogue. En plus, avec les objectifs, on peut vraiment donner beaucoup plus de profondeur à une image, lui donner un sens.

De quelle façon pratiques-tu la photo ?

Mon appareil ne me quitte jamais, mais je ne le sors pas forcément tous les jours. Pour que je le sorte il faut que quelque chose attire mon attention quand je me ballade: un personnage, une couleur, une ambiance. L’autre jour, c’était un marchand de journaux dans son kiosque qui était totalement immobile, ou encore, à Barbès en fin de journée, un vieux dans son magasin vide, fatigué et appuyé sur sa canne.

Quand tu prends une photo quel est le point le plus important sur lequel tu te focalises ?

L’esthétique et la perspective, même si je ne suis pas influencé par un courant particulier. Ce qui m’influence, c’est ce que je vois dans la rue. A chaque fois que je prends une photo, je me focalise sur mon sujet et celui que je préfère traiter c’est la rue, le côté urbain, street life, l’ambiance, le métro...
 
Quel est le lieu que tu préfères shooter ?

A Paris, ce que je préfères shooter c’est la ligne aérienne du métro, parce qu’il y a deux dimensions : le métro et la ville. C’est beau qu’il y ait plusieurs niveaux que ce soit lorsque l’on est dans le métro et qu’on voit la ville en dessous ou l’inverse lorsque l’on voit la rame aérienne depuis le trottoir. Les squats de graffitis ou les coins un peu glauques éclairés par les phares d’une voiture qui passe sont aussi des éléments très photogéniques de la ville. En fait pour que ça me plaise, il faut qu’il y ait du mouvement, de la perspective ou une ambiance.

Pourquoi as-tu choisi d’être testeur pour Eyeka ?

Parce que l’émergence du contenu amateur est un phénomène énorme! Bild [un magazine people allemand, Ndlr] a même lancé une sorte de carte de presse pour les gens de la rue qui prennent des photos. Et si leurs photos sont publiées, ils touchent 500 euros. Moi-même j’ai le projet de vendre mes photos. La rédaction d’un supplément du magazine du ministère de la culture a récemment voulu m’acheter la photo d’un danseur prise lors de Paris hip hop. J’ai trouvé cela tellement gratifiant que quelqu’un la veuille ! Par contre, même si on m’achetait plus souvent des photos je ne voudrais pas en faire un métier. La photo ce n’est qu’une passion. Mais les médias qui se servent de plus en plus du contenu amateur apportent une gratification de plus à cette passion.
 
Ceux qui sont déjà alpha testeurs peuvent voir l'intégralité des photos de Markcoxx sur le site eyeka.com, pour les autres, voici une petite sélection et le lien vers son site personnel...

Join the conversation, leave a comment

Se connecterCréez votre compte